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Héritage culturel

Bouddhas Jôroku

Trois bouddhas assis trônent dans la première pièce du Sankôzô. Debout, leur hauteur atteindrait environ 5,3 mètres, soit une unité d'une mesure de longueur appelée jôroku. À gauche, siège Yakushi Nyorai (bouddha de la guérison) provenant du Konjikiin ; au milieu Amida Nyorai (bouddha de la lumière infinie) appartenant au pavillon principal ; à droite, un autre Yakushi Nyorai, provenant du Ganjôjuin. Datant vraisemblablement du XIIe siècle, ils partagent la même expression de quiétude.

Taillées dans du bois de katsura, elles mesurent entre 2,65 et 2,68 cm.

(Biens culturels importants)

Kannon aux mille bras debout

Cette représentation du dieu Kannon a été taillée à partir d'un seul morceau de cyprès du Japon. Les deux mains se rejoignant au-dessus de la tête de la statue tiennent une petite image d'Amida Nyorai (bouddha de la lumière infinie).

Cette figure grandeur nature (176 cm) constitue un exemple rare d'art statuaire du style Kiyomizu ; sa posture élégante suggère une origine datant de la fin du XIIe siècle.

(Bien culturel important, collection du pavillon Kannon'in)

Couronnes florales dorées

Les ornements pendants en bronze doré (appelé keman) trouvent leur origine dans les couronnes de fleurs qui étaient suspendues dans les pavillons bouddhiques en guise de décoration, et ils agrémentaient autrefois le Konjikidô. Une paire de Karyôbinga, créatures ailées mythiques dotées d'un visage de beauté féminine et chantant de leur voix céleste dans le paradis oriental d'Amida, est disposée sur de complexes motifs floraux ajourés en arabesque d'inspiration chinoise. Les minutieuses techniques de moulage mises en œuvre pour leur réalisation hissent ces œuvres parmi les plus beaux exemples de ferronnerie datant de la fin de la période Heian au Japon.

(Trésor national, collection du pavillon Konjikiin)

Soutras des pagodes

Le soutra de la lumière dorée a été réalisé avec de l'encre dorée sur du papier bleu foncé de sorte que les caractères évoquent la forme de pagodes. Chaque pagode représente un chapitre du soutra, et l'ensemble des dix chapitres a été préservé.

Les scènes et images aux couleurs éclatantes entourant les pagodes illustrent le sens du soutra. Ces œuvres de la fin du XIIe siècle sont considérées comme des documents de première main d'une valeur inestimable dans l'étude de l'histoire de la peinture et de la transcription.

(Trésor national, collection du pavillon Daichôjuin)

Canon d'or et d'argent

Cette transcription du canon bouddhique commandée par Kiyohira, premier seigneur du clan Ôshû Fujiwara, alterne des lignes or et argent sur du papier bleu marine et des lignes argent. À l'origine, il s'agissait d'une œuvre monumentale de plus de 300 rouleaux, mais au fil du temps, la plupart quittèrent le Chûson-ji pour d'autres temples comme le Mont Koya, à Wakayama ; aujourd'hui, il ne reste que quinze chapitres au Chûson-ji.

(Trésor national, collection du pavillon Daichôjuin)

Piédestal octogonal incrusté de coquillages

Cette estrade sur laquelle trône la figure principale du pavillon de conservation des soutras, Monju Bosatsu, et ses quatre assistants, est ornée d'incrustations de coquillages irisées et de garnitures métalliques. Sa forme et ses motifs n'ont pas d'équivalent, mais son opulente décoration artistique s'apparente à celle du Konjikidô, qui remonte également à la fin du XIIe siècle.

(Trésor national, collection du pavillon Daichôjuin)

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